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« Non, la raffinerie de Dunkerque, ce n'est pas fini, elle est en état de redémarrer », a affirmé le ministre Christian Estrosi, ce matin, sur l’antenne de RTL, marquant ainsi sa volonté de voir après le 8 mars, date du comité central d’entreprise de Total, une reprise de l’activité ou, à défaut d’une réouverture complète et définitive, « un projet de substitution concret et viable, qui soit validé par le CCE ».
Mise en sommeil technique par la direction de Total depuis septembre 2009, afin de « réduire des surcapacités de production en France », la raffinerie de Dunkerque fait travailler environ 360 salariés directs, auxquels s’ajoutent 260 équivalents temps plein employés par de sous-traitants.
Insatisfaits par les garanties apportées mardi par la direction de Total sur le maintien de toutes les raffineries françaises « pendant cinq ans », garanties qui ne concernent pas Dunkerque, les salariés ont décidé de reconduire leur mouvement de grève déclenchée le 12 janvier dernier, alors que la pression semble retomber sur la majorité des autres sites exploités par Total en France, éloignant ainsi la menace d’une pénurie de carburants sur l’ensemble du territoire.
Interrogé sur la surcapacité de raffinage en France, argument avancé par Total pour justifier la fermeture des Flandres, Christian Estrosi a banalisé le phénomène, estimant qu’il survient « régulièrement depuis 20 ans ».
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