Mipim 2010 : les professionnels de l’immobilier prudents sur les espoirs de reprise

Mipim 2010 : les professionnels de l’immobilier prudents sur les espoirs de reprise

Alors que le Mipim, grand rendez-vous annuel du marché de l’immobilier d’entreprise, a ouvert ce mardi à Cannes, les professionnels du secteur affichent dans leur ensemble une grande prudence pour 2010, annoncée par beaucoup d’analystes comme une année de reprise de l’activité immobilière.

Plus important forum international des professionnels de l’immobilier, promoteurs, constructeurs et investisseurs, le Mipim a ouvert ses portes ce mardi à Cannes (Alpes-Maritimes).
Cette année, les professionnels du secteur abordent, dans leur ensemble, le rendez-vous avec réserve et prudence, estimant que si « le plus gros de la crise » est derrière eux, l’année 2010, déjà marquée par une forte morosité conjoncturelle propice à une montée durable du chômage, ne devrait pas tenir toutes ses promesses de reprise.
Voici, en guise de baromètre, un florilège de témoignages recueillis auprès des professionnels par le journal La Tribune :
Selon le patron de la direction de l’immobilier d’entreprise chez Genica, « la montée du chômage en 2010 va encore peser sur la demande de surfaces de bureaux puisqu’elle est liée à la création d’emplois tertiaires ».
Pour une banquière spécialisée, « la hausse du taux de vacance engendrée par les suppressions d'emplois va compliquer la tâche des opérateurs. Pour autant, estime-t-elle, «  il n'y aura pas nécessairement de ventes forcées d'immeubles mais plutôt des extensions d'échéance et des restructurations de dettes ».
Toutefois, d’après Genica, « les nouvelles exigences du développement durable contribueront à soutenir les transactions en Ile-de-France et dans l’ensemble des grandes métropoles où les entreprises cherchent à rationaliser leurs immeubles d'exploitation ou à quitter un bâtiment trop énergivore pour des locaux neufs ou restructurés ».Le directeur exécutif du Crédit Foncier prédit même une nouvelle tendance sur le marché :  « Les immeubles datant des années 90 qui n'ont pas été remis à niveau auront de plus en plus de difficultés à se louer, alors que les programmes neufs ou restructurés trouveront aisément preneur ».

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