Total a annoncé ce lundi midi l’arrêt définitif du raffinage à Dunkerque. L’établissement des Flandres, dont la fermeture se fera progressivement, et sans échéance précise pour l’instant, accueillera d’autres activités liées à la logistique, la formation des salariés et l’assistance technique. Total assure que les 370 salariés de la raffinerie seront conservés.
Pour beaucoup de salariés des Flandres, l’annonce de la fermeture de la raffinerie est venue confirmer ce lundi midi une issue qui leur paraissait inéluctable depuis la mise en sommeil technique du site, en septembre 2009, décision justifiée à l’époque par une volonté de Total de « réduire des capacités de surproduction en France ».
Le conflit lié à l’avenir du site s’était traduit par une grève à Dunkerque, suivi d’un mouvement général de toutes les raffineries de France en février, lequel avait fait planer la menace d’une pénurie de carburants sur l’ensemble du territoire.
L’annonce de l’arrêt définitif de l’activité raffinage sur le site des Flandres fait suite à la confirmation par Total, quelques heures plus tôt seulement, de sa prise de participation dans le capital d’une filiale d’EDF chargée de la construction d’un terminal méthanier à Dunkerque, présenté comme un projet de substitution.
Selon Total et EDF, cette nouvelle activité portuaire permettra de créer cinquante emplois lors de la mise en fonction de l’équipement à l’horizon 2014, une mesure compensatoire jugée « insuffisante » par les syndicats de Total qui souhaitaient préserver la totalité des emplois de la raffinerie.
Sur ce chapitre, le pétrolier français a esquissé un plan de sauvegarde qui devrait se concrétiser par la création d’un dépôt logistique (15 salariés), de centres de formation et d’assistance technique au raffinage (225 salariés) et d’une série de reclassements dans d’autres structures de Total en France (110).
20 salariés pourront bénéficier de fins de carrières anticipées.
La raffinerie des Flandres concentrait à elle seule 13% des capacités françaises de raffinage de Total et employait 370 salariés directs auxquels s’ajoutaient environ 400 sous-traitants.
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