En visite d’Etat depuis lundi à Paris, le président russe Dimitri Medvedev a été reçu au Medef où il a souligné l’importance du rôle joué par les partenaires étrangers, dont la France, dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de la Russie. GDF Suez et Alstom ont également profité du passage de Medvedev pour finaliser des accords importants.
Dans le cadre du lancement de l’année France-Russie 2010, le président Dimitri Medvedev effectue sa première visite d’Etat à Paris depuis son élection en mars 2008.
Reçu par Laurence Parisot au Medef mardi, le président russe a rencontré de nombreux chefs d’entreprise français à qui il a réaffirmé sa volonté de renforcer les coopérations économiques entre les deux pays, de partenariats que Medvedev juge « essentiels » pour poursuivre la politique de modernisation qu’il a engagée en Russie, notamment sur le plan des infrastructures, de l’énergie et de l’industrie.
La France, qui a encore renforcé sa présence en 2009, est aujourd’hui le sixième investisseur étranger en Russie, des liens forts qui se sont traduits par une intensification des échanges commerciaux, cinq fois plus nombreux aujourd’hui qu’il y a dix ans.
Le contrat signé lundi entre GDF Suez et Gazprom portant sur l’entrée du groupe français dans le projet du gazoduc Nord Stream, et l’arrivée d’Alstom dans le capital de Transmashholding (TMH), premier constructeur ferroviaire russe, en sont les meilleures illustrations.
En prenant 25% du capital de TMH, le groupe Alstom, spécialiste de l'énergie et du ferroviaire, intègre un marché colossal, tant le territoire russe a besoin d’équipements.
De son côté, GDF Suez peut aussi se frotter les mains : en vertu des protocoles d'accords signés en début de semaine, le géant français de l’énergie entre à hauteur de 9% dans le capital du futur gazoduc Nord Stream qui reliera le nord de la Russie à l'Allemagne sur 1.220 kilomètres en passant par la Mer Baltique.
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