En 2009, 110 000 chômeurs ont été testés en entreprise via l’EMPTR et l’EMT, deux dispositifs initiés en 2007 par Pôle Emploi permettant aux recuteurs d’évaluer gratuitement des candidats à l’embauche sur une période maximale d’une semaine ou de dix jours.
Les dispositifs EMTPR (évaluation en milieu de travail préalable au recrutement) et EMT (évaluation en milieu de travail) existent depuis deux ans mais le coup de projecteur opéré cette semaine par le journal Le Figaro sur leurs modalités de fonctionnement a soulevé un vent de polémique chez les syndicats.
110 chômeurs ont été concernés l’an dernier par ces deux dispositifs initiés par Pôle Emploi en 2007, sans qu’on sache au bout du compte quelle proportion d’entre eux a finalement décroché un contrat de travail temporaire ou définitif à l’issue de la très contestée période de test.
Car c’est bien la gratuité de celle-ci qui nourrit la controverse actuelle.
L’EMTPR, qui fait suite à une offre d'emploi déposée par une entreprise, vise à évaluer un candidat dans le cadre réel du milieu de travail où des tâches lui sont proposées pour une durée maximale de 40 heures, non renouvelable, afin de vérifier qu’il « correspond bien aux critères de l’offre et du poste ».
Le chômeur est suivi par un tuteur pendant l'évaluation et conserve, tout au long de cette période, son statut de demandeur d'emploi, donc sa rémunération Assédic, la travail-test effectué dans l’entreprise n'étant ni rémunéré ni dédommagé.
L’EMT (évaluation en milieu de travail) répond au même principe, à l’exception du fait que l’entreprise d'accueil n’est que prestataire de services et qu’elle n’a pas l’intention d’embaucher le candidat.
L’EMT permet «à un demandeur d'emploi de vérifier ses compétences et capacités professionnelles pour un emploi dans les conditions réelles d'exercice du métier».
Là encore, le chômeur travaille gratuitement mais pour une durée maximum de 80 heures.
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